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LES SARRASINS A NÎMES

 
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abdelrahmane
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MessagePosté le: Ven 24 Fév - 09:08 (2017)    Sujet du message: LES SARRASINS A NÎMES Répondre en citant

LES SARRASINS A NÎMES

4 versions pour servir l’histoire, Dom Vaissete, Gautier, Ménard et Pontécoulant



Les Sarrasins chassent les moines nîmois de leurs couvents

Version I - Histoire de la ville de Nismes, H. Gautier 1724.

L'an 724, les habitants de Nismes, tous Chrétiens, reçurent la Religion de Mahomet, par le moyen des Sarrasins qui étaient revenus d’Espagne, dont ils s’étaient rendus les maîtres, et qui étaient sortis du Royaume de Fez. Nismes défendit pendant quelque temps le passage de la rivière du Vidourle à ces nouveaux conquérants Mores, mais ces derniers l’ayant traversée, ils s’établirent à Gualargues, à trois lieux de Nismes.

Une autre troupe de Sarrasins campant, distant d’environ quatre lieues, prirent ensuite Nismes, Avignon, Arles, Lyon, Poitiers, et conservèrent leurs conquêtes du Languedoc jusqu’en l’an 736 environ vingt années.

Pendant ce temps-là, l’exercice de la religion cessa dans Nismes, les églises furent changées en Mosquées, et la religion Chrétienne interdite.

En 731, Charles Martel fit plusieurs dégâts à Nismes, faisant la guerre contre le Comte de Bourgogne à qui appartenaient Marseille, Arles, et toute la Provence, de même que Nismes, Montpellier, Béziers, et le Roussillon, et ruina la ville de Nismes soixante ans, ou environ, après la première prise par Wamba.

Encore trois ans après, Nismes se relevant de tant de malheurs, Maurice, Duc de Provence fit soulever tous les Goths Espagnols, qui vinrent trois ans après piller tout ce que Charles Martel avait déjà désolé, avec les Villes d’Avignon, et plusieurs autres, de manière que Charles Martel repris les armes de nouveau, retourna en Languedoc, suivit jusqu’à Narbonne Antymus roi Sarrasin, qu’il vainquit, et remit à son obéissance Arles, Avignon, Nismes, Montpellier, Agde, et Béziers, brûlant et rasant toutes ces villes, ce qui causa la plus grande désolation de Nismes, dont du depuis elle n’a pu se relever sur les ruines que fort faiblement, et peu à peu. Tout cela arriva après que Charles Martel eut délivré la Guyenne des Sarrasins, par la célèbre bataille de Poitiers, où il en fit périr trois cent soixante et quinze mille. Il assiégea les Sarrasins la même année dans Nismes l’an 736, il brûla la ville, et renversa toutes les maisons que le feu n’avait pu consumer, les Temples, les Basiliques, les Tours, les Murs, les Aqueducs, les Ponts, etc… furent tous renversés de fonds en comble, dont il ne nous reste que ceux que nous connaissons à ce jour.

Alors le Mahométisme finit avec la destruction entière de la ville. Seulement l’Amphithéâtre ayant résisté aux flammes, il ne fut brûlé qu’en partie, et les bas sièges renversés, qui fut quelque temps après le refuge des Visigoths, qui vinrent du côté des Alpes, se logèrent dans les caves des Arènes, et y rétablirent le Christianisme l’an 743.

A cette occasion de la démolition entière de la ville de Nismes, on peut dire que sont devenues Sparte, Athènes, Corinthe, Thèbes, et tant d’autres villes si fameuses. A peine en connaît-on les noms, et il faut les chercher dans leurs propres ruines.

Ce fut en ce temps là, en 737, 38, et 39, que Mauran Provençal appela à son secours Lienstprend Roi Lombard, qui s’empara de toutes les villes ruinées par Charles Martel, ce qui fut encore un autre fâcheux contretemps pour Nismes. Mais Charles Martel de retour chassa le Lombard et le Provençal de manière que depuis ce temps-là la domination des Goths a été entièrement abolie en Languedoc.

Version II - Antiquités de la ville de Nismes, Léon Ménard, 1760.

Ce fut sous les murs de Nismes que Constance, général d’Honorius, livra bataille à Constantin, lorsque la division se fut mise parmi les chefs de l'empire à sa décadence.

Bientôt la féconde Narbonnaise attira les hordes des peuples nomades qui inondèrent l'empire. Les Visigoths ravagèrent Nismes, et finirent par eu rester possesseurs. Après de longues convulsions et des désastres épouvantables, un traité, passé en 475 entre Euric, roi des Visigoths, et l'empereur Nepos, légitima leur conquête

Nismes ne sortit de la domination des Romains que pour déchoir chaque jour de sa grandeur première, et lorsque les Francs, à leur tour, étendirent leur sauvage domination dans le midi des Gaules, après la bataille de Vouillé, Nismes encore devint un lieu d'attaque et de défense, et vit compléter la dégradation de ceux de ses monument qui étaient restés débout. Son Amphithéâtre devint une citadelle, qui, prise et reprise plusieurs fois par les Francs et les Visigoths, subit toutes les mutilations que la force humaine put opérer dans ces courses hostiles, qui avaient la rapidité d'un incendie

Vers le commencement du VIIIe siècle, au moment où l'Occitanie ( elle portait ce nom depuis peu de temps ) voyait déjà fleurir les arts et renaître sa prospérité, Zama, qui venait de faire la conquête de l'Espagne, et qui la gouvernait pour le calife Omar Il, passa les Pyrénées et ravagea toute la Narbonnaise sous l'étendard de Mahomet. Comme en Espagne, il laissa au peuple vaincu le culte de leurs pères ; mais les moeurs douces et généreuses de ces Maures séduisirent bientôt les fidèles. Déjà beaucoup de chrétiens étaient devenus musulmans, lorsque Abdérame tenta la conquête du reste de la France

Charles-Martel, ayant réuni à la hâte quelques troupes, se porta au-devant de lui et lui livra bataille près de Poitiers. Abdérame y fut tué et son armée entièrement détruite

Peu de temps après, Jusifs, un des généraux des Maures, profitant de l'absence de Charles-Martel, qui était passé en Bourgogne, essaya de replacer la Septimanie sous leur dépendance. Il entra dans une ligue contre Charles-Martel ; mais celui-ci, ayant calmé les troubles de la Bourgogne, revint sur les bords du Rhône, vainquit de nouveau les Maures, leur enleva Avignon, et pénétra jusqu'à Narbonne, malgré le puissant secours envoyé d'Espagne sous la conduite d'Amozos, qu'il tua de sa propre main.

Mais, pour punir le peuple du soulèvement auquel il avait pris part, Charles-Martel fit raser Béziers, Agde, Maguelonne, fit brûler les portes de Nismes, détruisit les murs, et poussa le délire de la vengeance jusqu'à essayer de détruire l'Amphithéâtre par le feu on voit encore les traces de cette barbare entreprise qui eut lieu en 737.

A cette époque, Nismes rentre graduellement dans la barbarie, et perd chaque jour de son importance nous ne le voyons plus figurer que dans nos discordes civiles. Des scènes de carnage s'y renouvellent à tout instant, et n'ont pas même le mérite de solliciter l'intérêt du lecteur, il ne se réveille qu'à l'époque à jamais déplorable des guerres de religion.

-O-

Charles Martel (688-741)

Né en 688. Il devient maire du palais (d'Austrasie) en l'an 714. Célèbre pour sa bataille de 732 contre les troupes de l'émir Abd el-Rahman à Poitiers. En fait cette bataille s'inscrivait dans sa conquête de la Neustrie, puis de la Bavière et de la Saxe.

Appelé au secours par Eudes prince d'Aquitaine en 732, pour combattre les arabes. En 736 il chasse les sarrasins de Nîmes et détruit la ville. Il la met à sac et la réduit à l’état de ruine.

Il assure l'interrègne de 737 à 743 en gouvernant de fait, avec ses fils. Il meurt en 741.

Son fils Pépin le Bref déposera le dernier roi mérovingien (Childéric III) en 754, et fondera la dynastie carolingienne.

Les Sarrasins chassés de la Vallée du Rhône par Charles Martel en 736

VERSION III - Dom Vaissette – Histoire générale du Languedoc, 1730.
(736). Cinquième irruption des Sarrasins dans les Gaules, Jusif Abdérame gouvernait pour les Sarrasins la Gaule Narbonnaise. Ce seigneur arabe résolut de se signaler par quelques actions d'éclat. La situation ou se trouvait la Provence lui en fournit l'occasion. Mauronte et ses confédérés formaient une ligue secrète avec Jusif gouverneur de la Septimanie pour les Sarrasins. Ils lui promirent à leurs tour de l'introduire au de là du Rhône, ce qu'ils firent.

Mauronte et les autres rebelles que la présence de Charles Martel avait intimidés, furent à peine informé que ce prince avait passé le Rhône pour faire la guerre aux Saxons, qu’ils reprirent aussitôt les armes, et en exécution du traité secret qu’ils avaient fait avec les Sarrasins, ils leurs livrèrent la ville d’Avignon. Il y a lieu de croire qu’ils les introduisirent aussi dans celle d’Arles, car ces infidèles y entrèrent dans le même temps, et malgré la soumission volontaire de cette ville qui se rendit par composition, ils la livrèrent au pillage. Les Sarrasins s’emparèrent d’autant plus aisément de cette place, qu’ayant été du domaine du duc Eudes, les successeurs de ce prince qui ne s’attendaient pas à cette surprise, n’étaient pas en état alors d’en prendre la défense.

Ces peuples eurent à peine franchis les barrières du Rhône, qu’ils portèrent la désolation dans tous les pays situés des deux côtés de ce fleuve. Les villes d’Uzès, Viviers, Valence, Vienne, Lyon est plusieurs autres, éprouvèrent ainsi que celle d’Arles et d’Avignon, la fureur de ces infidèles appelés Vandales par quelques anciens historiens, parce que la plupart d’entre eux étaient originaires d’Afrique où ces derniers peuples s’étaient anciennement établi. Pendant un séjour de quatre ans que les Sarrasins firent au de là du Rhône, ils renouvelèrent tous les ans leurs courses dans la province d’Arles, et portèrent partout le fer le feu sous la conduite de Jusif gouverneur de la Septimanie, mais avec tant d’excès et de fureur, que suivant le récit d’un ancien auteur on voyait de toutes parts des églises détruites, des monastères ruinés, des villes pillés, des maisons saccagées, des châteaux démolis, et un nombre infini de personnes massacrées, sans que personne n’osât s’opposer ou cours de tant de maux, ni arrêter la fureur des barbares.

On pourrait entendre de cette irruption des Sarrasins au-delà du Rhône sous le commandement de Jusif surnommé Abdérame, ce que Rodéric de Tolède raconte du général Abdérame qui fut tué à la bataille de Poitiers. Cet historien prétend que ce dernier étant occupé au siège d’Arles, défit une armée de Français qui marchaient au secours de cette place, mais il paraît certain que ce général ne passa jamais le Rhône, et qu’il n’en approcha pas même. Si donc les Français furent battus en allant secourir la ville d’Arles assiégé par le général Sarrasin nommé Abdérame, ce fut sans doute par Jusif Abdérame gouverneur de la Septimanie qui porta ses armes au-delà du Rhône, et Rodéric de Tolède peut aisément avoir confondu l’un avec l’autre. Cet historien ajoute que les corps de tous les chrétiens tués dans cette occasion furent jetés dans le Rhône ou inhumés dans le cimetière d’Arles, où l’on voyait encore de son temps leurs tombeaux. Il en reste un grand nombre de pièces creusées dans le roc près de l’abbaye de Montmajour. Mais nous n’oserions assurer qu’ils aient été construits pour les chrétiens qui périrent par le glaive des infidèles. C’est sans doute dans cette irruption qui dura quatre années de suite, que ces barbares ruinèrent le monastère de Lérins situé dans une îles sur les côtes de Provence où ils martyrisèrent environ cinq cents religieux. On peut rapporter aussi à ce temps là les ravages que les Sarrasins commirent dans la partie de la Bourgogne à la gauche du Rhône et de la Saône.

(737). Mort du roi Mérovingien Thierry III, Charles Martel se sent assez puissant pour ne pas lui donner de successeur sans oser toutefois se proclamer roi. Charles Martel informé des désordres que les Sarrasins commettaient au de là du Rhône à la faveur de son éloignement et de la guerre qu'il faisait alors aux Saxons, résolut d'en arrêter la course. Il assembla une armée, et l'année suivante il se met en marche. Il détacha d'abord Childebraud son frère, pour investir Avignon. Il suivit de près ce détachement, il assiégea cette ville et la pris d'assaut. Tous les Sarrasins furent passé au fil de l'épée et la ville livrée au pillage et ensuite réduite en cendres pour la plus grande partie. Ce prince passe le Rhône, entre dans la Septimanie et assiège Narbonne. Après la prise d'Avignon Charles Martel passa le Rhône avec toute son armée et entra dans la Septimanie dont les Sarrasins étaient les maîtres. Il traversa cette province sans que personne ne se présente et ne s'oppose à sa marche, et étant passé comme un éclair au milieu des diocèses d'Uzès, de Nîmes, de Maguelone, d'Agde et de Béziers il arriva devant Narbonne. Il porta la désolation dans tout le pays et fit raser toutes les forteresses pour empêcher les infidèles de s'y fortifier.

Les infidèles qui s'étaient cantonnés au de là du Rhône dans la province d'Arles, sous le commandement de Yusuf s'étaient maintenus dans Arles et dans les villes situées dans les montagnes de Provence. Charles Martel se mit en marche pour chasser les infidèles de ce pays.

Charles Martel après avoir rassemblé ses troupes aux environs d'Avignon marcha sur Mauronte et les Sarrazins. Tandis que Charles agissait du côté du Rhône et le long de la côte le roi des Lombards attaqua le Duc de Mauronte dans les défilés des montagnes et les mit en fuite jusque dans les cavernes voisines de la mer. Enfin les Sarrasins évitant de se mesurer avec les Français et les Lombards, prirent le parti de repasser le Rhône. L'heureux succès de cette expédition acquit à Charles toute la Provence jusqu'à la mer et Marseille. Il mit fin par-là, aux ravages que les infidèles avaient fait pendant quatre années de suite. Il parait qu'ils n'osèrent plus rien entreprendre par la suite au de là du Rhône, et qu'ils ne passèrent plus les bornes du pays qu'ils conservèrent encore dans la Septimanie et d'où Charles Martel ne se mit pas en peine de les chasser.

VERSION IV - Histoire des révolutions de la ville de Nismes.

(737). Si la Septimanie avait perdu de sa magnificence sous les Wisigoths, sa foi reçut de grands échecs sous les Sarrasins. Nîmes, par les conquêtes de Zama, gouverneur d’Espagne, sous le califat d’Omar II, passa au pouvoir des Mahométans. Mais leur règne fut de courte durée. Charles Martel, dans son expédition contre la ligue de quelques seigneurs français avec les Sarrasins, brûla les portes de Nîmes, abattit une partie des murs et mis le feu à l’Amphithéâtre. Bientôt après, les habitants de cette ville, fatigués de tant de révolutions, et profitant des guerres intestines dont les états des Sarrasins étaient déchirés, secouèrent leur joug, érigèrent leurs provinces en fief, et l’offrirent à Pépin, qui nomma un gouverneur qui prit le titre de comte de Nîmes. Quelque puissante que fût la protection de la France, dans cette ville avait fait le choix, elle n’en fut pas moins exposée de temps en temps à d’aussi grands ravages que si elle avait été réduite à se soutenir elle-même. Les Normands portèrent la désolation sur les côtes méridionales.


Adolphe de Pontécoulant, 1820.




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