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Zénobie souveraine de Palmyre

 
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abdelrahmane
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MessagePosté le: Dim 5 Mar - 09:10 (2017)    Sujet du message: Zénobie souveraine de Palmyre Répondre en citant

Zénobie souveraine de Palmyre


Pièce à l'effigie de Zénobie.

La cité antique de Palmyre, dont les vestiges doublement ruinés ont fait l’actualité, fut au 3ème siècle de notre ère le théâtre d’un destin extraordinaire, celui de Zénobie.

Zénobie est née en Syrie autour de l’an 240 de notre ère. Son père Antiochos était certainement un notable de la ville. Zénobie épousa vers 255 Odainath, un personnage puissant de Palmyre qui, avec le fils qu’il avait eu d’un premier mariage, conquit de vastes territoires en Asie mineure, dans une période politiquement troublée au cours de laquelle le pouvoir de Rome se relâchait sur cette partie de l’empire. Néanmoins Odainath resta l’allié de Rome et ne contesta pas sa suprématie. En 267, Odainath et son fils sont assassinés, on ignore par qui et pourquoi. Le fils de Zénobie, Wahballat, n’a qu’une dizaine d’années à ce moment-là. C’est donc sa mère qui assure la régence.

Zénobie cherche à protéger l’héritage de son fils. Dès 270, elle se lance dans des guerres de conquêtes en Asie mineure, en Egypte et en Arabie. Lors de l’accession de l’empereur Aurélien, également en 270, Zénobie et son fils montrent leur souhait de rester dans l’alliance de Rome en frappant une monnaie avec le portrait de Wahballat sur une face et celui d’Aurélien sur l’autre. Mais vers 271-272, Zénobie fait proclamer son fils empereur et elle-même se donne le titre d’Augusta. Pour Aurélien, le Rubicon est franchi. Il décide de mettre fin à cette dissension et de reprendre Palmyre.


"Dernier Regard De Zénobie Sur Palmyre" Herbert Schmalz (1856–1935)

Aurélien parvient à reprendre sans difficultés les provinces d’Asie mineure. Il affronte l’armée de Zénobie et de Wahballat à deux reprises, près d’Antioche, puis à Emèse. Il remporte à chaque fois le combat. Zénobie se retranche alors dans Palmyre.

L’histoire de Zénobie nous est connue par plusieurs sources dont la plus connue est celle de l’Histoire Auguste, un recueil de biographies des empereurs romains tardif (fin du quatrième siècle de notre ère) dont la valeur historique est contestable.



Carte de l'Orient.

En 266, Zénobie donne naissance à un enfant, Lucius Julius Aurelius Septimius Vaballathus Athénodore ou Wahballat en arabe ("Don d'Allah"). Peut-être y a-t-il eu deux autres enfants issus de ce mariage, Herennianus et Timolaus, mais on ne sait rien à leur sujet et leur existence n'est pas avérée. En tous cas, c'est là que ça se gâte : Odenath et son fils Herodianus sont assassinés, peut-être victimes d'une conspiration ourdie par Zénobie. Mais peut-être pas : l'influence grandissante du petit royaume et de son souverain n'avaient pas fait que des heureux, et pourraient avoir excité la jalousie. Toujours est-il que Zénobie règne alors sur Palmyre, exerçant la régence au nom de son fils Wahballat âgé de 1 an - en dépit des réticences du Sénat romain, sensible aux rumeurs qui faisaient de la veuve éplorée l'assassin de son défunt mari.

Menacée par les Perses et sous la tutelle d'une Rome fragilisée par la mort successive des Empereurs Gallien et Claude II le Gothique, Zénobie prend immédiatement les choses en main et poursuit l'expansion territoriale engagée par Odenath. En paroles, elle ne remet pas en cause la domination de Rome sur son royaume mais, dans les faits, il en va tout autrement. Et c'est là qu'on comprend tout l'intérêt de l'hypothétique et lointaine parenté avec Cléopâtre puisque, à la tête d'une armée, Zénobie attaque l’Égypte. Une première tentative échoue, mais la deuxième est la bonne : le nouvel Empereur Aurélien (ça défile toujours sur le trône, à Rome) est alors empêtré dans les révoltes barbares à la frontière des Balkans, et en 270, Zénobie prend possession d'Alexandrie et destitue le gouverneur Romain. Les frontières de Palmyre s'étendent désormais d'Égypte à l’Asie Mineure, en incluant la Syrie, et une partie de la Palestine et de l’Arabie. En 271, Antioche est prise : Palmyre domine l'Orient, et les provinces romaines d’Arabie, d’Arménie et la Perse reconnaissent son autorité. Le royaume contrôle la route commerciale reliant l'Inde à la Mer Rouge.

Zénobie a laissé l'image d'une reine cultivée, protectrice des arts et de la philosophie. De fait, son règne a vu Palmyre attirer les esprits les plus brillants du Proche-Orient, dont ses conseillers Longin d’Émèse et Paul de Samosate (dont je vous avais bien dit que nous reparlerions.) Elle dote également la cité de splendides monuments. Mais cette politique culturelle et la grande tolérance religieuse dont fait preuve la reine vise un but bien précis : unifier des territoires dont les élites sont marquées par une culture gréco-romaine, tandis que le peuple dont sont issus ses officiers est resté profondément araméen. D'où le grand écart, pragmatique, entre deux hommes aussi différents que Longin et Paul de Samosate. Le premier, philosophe grec néoplatonicien, ambitionne d'œuvrer en vue d'une hégémonie de la culture hellénistique en Orient. Le second, ministre des finances d'Odonath et évêque d'Antioche controversé car menant une vie dissolue et s'opposant à l’Église grecque d'Alexandrie, se veut le chantre du christianisme mésopotamien, plus proche à ses yeux du message originel du Christ, qui n'est selon lui qu'un homme transmettant la parole divine et non un être divin. On n'aurait pu trouver attelage plus disparate, pourtant révélateur de la politique d'assimilation culturelle gréco-araméenne menée par la reine de Palmyre.

En parallèle, Zénobie continue à détacher Palmyre de l'influence de l'Empire romain, en affirmant l'indépendance de son royaume. Vêtue de la Pourpore impériale, au sein d'une cour aux fastes orientaux, elle se fait appeler "Illustrissime Reine". Pas de quoi fouetter un méhari, sauf qu'en 271, elle fait frapper des pièces de monnaie proclamant son fils Empereur, et elle prend le nom de Septimia Zenobia Augusta ! Juste ce qu'il fallait pour qu'Aurélien pète les plombs. Passe encore que cette foldingue joue à la souveraine hellénistique dans son royaume d'opérette ; à la rigueur, fermons les yeux sur l'annexion sauvage de territoires, d'autant que ça embête l'ennemi Perse ; mais qu'une femme s'attribue le titre d'Augusta et usurpe celui d'Empereur pour son rejeton, voilà qui dépasse les bornes ! Déjà que cette hystérique de Zénobie a fait main basse sur l’Égypte, grenier à blé de Rome, et a coupé les routes marchandes... Non, cette fois, c'en est trop ! Ayant mis un terme à l'anarchie qui régnait dans l'Empire, et bien décidé à en rétablir l'unité et à reconquérir les territoires perdus, Aurélien a maintenant les mains libres pour détruire le royaume sécessionniste de Palmyre, et écraser cette virago et son sale mioche.

La riposte d'Aurélien ne se fait pas attendre : il passe à l'offensive dès le début de l'année 272, en chassant les Palmyréniens d'Asie Mineure. L'armée de Zénobie se replie sur Antioche, avant d'abandonner la ville, qui est reprise sans combat. Puis, Aurélien rejoint Émèse, où l'armée de Zénobie s'est retranchée. Aux abords de la cité, le combat est violent : les soldats de Zénobie, lourdement armés, ne font pas le poids face à la cavalerie romaine, légère et mobile. Vaincus, abandonnés par leurs alliés, les rares survivants se réfugient à Emese, protégée par d'épais remparts.

Évidemment, Aurélien entreprend le siège de la ville, mais elle semble imprenable derrière ses lourdes murailles, et le ravitaillement des troupes romaines s'avère délicat. Zénobie décide de fuir avec son armée vers Palmyre, afin d’organiser la riposte et de défendre sa ville. Aurélien investit donc Émèse, sans rencontrer plus de résistance qu'à Antioche, avant de foncer à la poursuite de la reine. La traversée du désert syrien ne se fait pas sans heurts, les bédouins harcelant l'armée romaine. Nouvelle ville, nouveau siège : Aurélien organise celui de Palmyre, secondé par des renforts venus d'Égypte - reconquise au milieu de l'année. L'Empereur propose à Zénobie une capitulation avantageuse - qu'elle refuse, attendant des renforts du roi sassanide Sapor.

Zénobie, reine d’Orient, à Aurélien Auguste. — Personne, avant toi, n’avait fait par écrit une telle demande ; à la guerre, on n’obtient rien que par le courage. Tu me dis de me rendre, comme si tu ne savais pas que la reine Cléopâtre a préféré la mort à toutes les dignités qu’on lui promettait. Les secours de la Perse ne me manqueront pas : à chaque instant ils peuvent arriver. J’ai pour moi les Sarrasins et les Arméniens. Vaincu déjà par les brigands de la Syrie, Aurélien, comment pourrais-tu résister aux troupes que l’on attend de toutes parts ? Alors, sans doute, tombera cet orgueil ridicule, qui ose m’ordonner de me rendre, comme si la victoire ne pouvait t’échapper."

Histoire Auguste, 27, traduction É. Taillefert, 1846

Les renforts en question arriveront, mais seront mis en déroute par les Romains. Zénobie tente alors de fuir chez les Sassanides avec son fils, à dos de chameau, mais elle est interceptée au bord de l'Euphrate (Automne 272). Palmyre capitule dans la foulée : ses habitants se rendent et Aurélien leur accorde la vie sauve, mais la ville est pillée, son armement confisqué, et elle se voit infliger une lourde amende en or, argent, soies et pierres précieuses.

Zénobie sauve sa tête au détriment de celles de ses conseillers : elle accuse le philosophe Longin de l'avoir incitée à se proclamer Impératrice, et il est exécuté sur ordre d'Aurélien.

"Il se fit dans l’armée un grand tumulte : les soldats demandaient le supplice de Zénobie. Aurélien, trouvant indigne de faire périr une femme, se contenta de livrer au supplice ceux dont les conseils avaient déterminé la reine à entreprendre, à soutenir et à continuer la guerre.(...) Parmi ceux que l’empereur fit mettre à mort, on regrette la perte du philosophe Longin, qui, dit-on, avait enseigné les lettres grecques à Zénobie. Aurélien le comprit dans l’arrêt de mort, parce qu’on le prétendait l’instigateur de cette lettre arrogante, qui cependant avait été rédigée en langue syriaque."
(Trebellius Pollion & Flavius Vopiscus, "Histoire Auguste - Vie d'Aurélien", XXX.)

Quant à Paul de Samosate, il est démis de ses fonctions sans qu'on en sache davantage sur le sort qui lui a été réservé. Étrangement, Zénobie est épargnée. On ignore ce qu'il est advenu de Wahballat (peut-être est-il mort au cours du voyage vers l'Italie, mais d'autres sources affirment qu'il avait trouvé la mort lors du siège d'Emese) mais sa mère, ramenée à Rome, est exhibée lors du triomphe d'Aurélien à Rome, chargée de chaînes en or (273 ou 274). L'Empereur lui aurait ensuite permis de couler des jours heureux dans le Latium, lui accordant même une luxueuse villa à Tibur ou à Tivoli, et une pension généreuse afin qu'elle puisse maintenir un train de vie digne de son rang.


"La Reine Zénobie Haranguant Ses Soldats" (Toile de Giovanni Battista Tiepolo.)

Le rapprochement avec Cléopâtre n’est pas étonnant. Du reste, certains prêtèrent à Zénobie des ancêtres issus de la famille des Lagides, qui régna sur l’Egypte de Ptolémée 1er à Cléopâtre. Le panache de cette lettre (qui n’est bien entendu pas authentique) n’est qu’un coup de bluff. En réalité, Zénobie s’enfuit. Elle sera capturée rapidement. Aurélien décide alors de l’emmener à Rome pour l’exhiber lors de son triomphe, en 274. On ignore le sort qui fut réellement réservé à Zénobie et à son fils, même si l’Histoire Auguste donne un récit haut en couleurs de ce triomphe, montrant la souveraine déchue de Palmyre exhibée avec tous ses bijoux.

Il n’est pas hors de propos de donner ici une idée de ce triomphe, qui fut, en effet, d’une magnificence extraordinaire. On y vit trois chars royaux : l’un, celui d’Odénat, richement incrusté d’or, d’argent et de pierres précieuses ; le second, offert à Aurélien par le roi des Perses, d’un travail aussi merveilleux que le premier ; enfin celui que Zénobie s’était fait faire pour elle-même, et sur lequel elle espérait faire son entrée dans Rome : et en effet, elle y entra sur ce même char, mais vaincue et menée en triomphe. On voyait encore un autre char attelé de quatre cerfs, qui passe pour avoir appartenu au roi des Goths ; et sur lequel Aurélien monta, dit-on, au Capitole, pour y sacrifier ces animaux qu’il avait pris, et voués en même temps que le char, à Jupiter Très-Bon, Très-Grand. En tête du cortège, s’avançaient vingt éléphants de Libye apprivoisés, deux cents bêtes diverses de la Palestine, que l’empereur offrit aussitôt à des particuliers, pour n’en pas surcharger le fisc ; deux paires de tigres, des girafes, des élans et des animaux de toute sorte ; venaient ensuite huit cents paires de gladiateurs, des prisonniers faits sur les nations barbares, des Blemmyes, des Axomytes, des habitants de l’Arabie Heureuse, des Indiens, des Bactriens, des Hibères, des Sarrasins, des Perses, portant chacun des productions de leur pays ; puis des Goths, des Alains, des Roxolans, des Sarmates, des Franks, des Suèves, des Vandales et des Germains, les mains liées derrière le dos. Parmi eux se trouvaient les principaux habitants de Palmyre échappés au massacre, et quelques Égyptiens rebelles.

On y voyait encore dix femmes, qui avaient été prises, déguisées en hommes, combattant parmi les Goths ; il en avait péri un grand nombre d’autres, qui, d’après une inscription, auraient appartenu à la race des Amazones. On porta aussi des écriteaux où se lisaient les noms des peuples vaincus. Au milieu de cette pompe, s’avançait Tetricus, en manteau de pourpre et en tunique verte, avec les braies gauloises ; à côté de lui marchait son fils, qu’il avait proclamé empereur en Gaule. Puis venait Zénobie, chargée de pierreries, les mains retenues par des chaînes d’or que soutenaient d’autres captifs. On portait aussi des couronnes d’or, présents de toutes les villes dont les noms étaient indiqués par des inscriptions. Enfin, le peuple romain, qui suivait les drapeaux des collèges et ceux des camps, puis les soldats armés de toutes pièces, les dépouilles des rois vaincus, l’armée tout entière et les sénateurs (un peu abattus peut-être, car ils voyaient Aurélien triompher, pour ainsi dire, de leur ordre), ajoutaient à la magnificence du cortège. On arriva vers la neuvième heure au Capitole, et, le soir seulement, au palais. Les jours suivants, on célébra des réjouissances publiques, représentations scéniques, combats du Cirque, chasses, gladiateurs et naumachies."



Giovanni Battista Tiepolo (1696–1770), La reine Zénobie devant l’empereur Aurélien

Concernant la mort de Zénobie, les récits sont une fois de plus contradictoires. Selon certaines versions, elle serait morte peu après son arrivée à Rome - décapitée, de maladie, ou en se laissant mourir de faim. D'autres prétendent que, retirée dans la villa offerte par Aurélien, elle aurait mené une vie de matrone romaine, épousant un sénateur avec qui elle aurait eu plusieurs filles et se piquant de philosophie. D'autres enfin affirment que Zénobie, ayant recouvré la liberté, n'aurait rien trouvé de mieux que de se mêler à un complot et que, arrêtée, elle aurait fini étranglée dans sa prison. On ignore donc ce qu'il est advenu de Zénobie après le fameux triomphe, et à plus forte raison la date de sa mort.

Et Palmyre, dans tout ça ? Elle tente de se révolter après le départ d'Aurélien mais le soulèvement tourne court et Palmyre redevient une petite ville insignifiante du désert Syrien. Peu à peu laissée à l'abandon, elle est rasée par les Arabes en 634. Redécouverte à la fin du XVIIème siècle, elle est aujourd'hui un site touristique majeur, dont les sublimes vestiges ne cessent de rappeler la grandeur passée et le rêve perdu de Zénobie, qui l'avait imaginée en royaume oriental.

Personnage spectaculaire, reine guerrière au caractère affirmé, cette femme ambitieuse et autoritaire s'opposa à l'empire romain et tenta de forger un royaume gréco-romano-araméen, dont elle se revendiquait le chef légitime en tant que Palmyrénienne descendante des Ptolémées. Il y a quelque chose de fascinant chez elle, un côté tête brûlée qui ne cesse de m'étonner, et qui la rapproche à mon sens davantage d'une Boudicca que de Cléopâtre. Chef de guerre et de gouvernement, téméraire et audacieuse, femme dans un univers d'hommes, elle a marqué l'Histoire et l'imaginaire des artistes et, aujourd'hui encore, nombres de fantasmes s'attachent à son nom empreint de mystère. Et qui de mieux que l'Empereur Aurélien pour conclure cet article sur Zénobie ? Il écrivit ainsi :

"Ceux qui disent que j’ai vaincu qu’une femme ne savent pas quelle femme elle était, à quel point elle se montrait rapide dans ses décisions, persévérante dans ses projets et énergique face aux soldats."
(Trebellius Pollion & Flavius Vopiscus, "Histoire Auguste - Vie d'Aurélien", XXVI.)











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