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Ventouses et amour de l’argent

 
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abdelrahmane
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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 14:28 (2017)    Sujet du message: Ventouses et amour de l’argent Répondre en citant

Ventouses et amour de l’argent

Se souiller de sang en ventousant un patient et aimer l’argent… À première vue, l’un ne semble pas beaucoup plus islamiquement correct que l’autre. Pour Ibn Taymiyya, mieux vaut cependant avoir un métier que dépendre des autres et mendier. Le Prophète lui-même eut d’ailleurs recours à ce genre de traitement et donna son dû au ventouseur. Subvenir à ses besoins est une obligation et y renoncer par scrupule religieux, sous prétexte que l’emploi envisagé ne serait pas tout à fait ḥalāl, est mécomprendre l’Islam. La justice exige de toujours s’acquitter de ses obligations, fût-ce par des moyens suspects, en cas de besoin ou de nécessité. De deux biens on choisira le meilleur et de deux maux on évitera le pire. L’argent peut donc également être aimé, non pour lui-même mais pour ce qu’il permet d’accomplir, dans la religion comme dans le siècle.

Pour difficiles qu’ils soient, les textes réunis ici permettent une approche passionnante du bon sens modéré et tolérant, souple et utilitaire de leur auteur ainsi que de l’éthique islamique du travail et des affaires, avec des implications directes en matière d’humanisme et de politique. Dommage que Max Weber n’ait pas pu les lire !

A. Métiers vils et mendicité

[Ibn Taymiyya] – Dieu lui fasse miséricorde ! – fut interrogé à propos des honoraires du ventouseur: sont-ils prohibés (ḥarām) ? Ce qu’il prépare à manger de sa main est-il souillé (najisa) ? Le Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – a-t-il donné son salaire au ventouseur ? Qu’est-il rapporté comme prohibition à ce sujet ? Est-il mentionné dans le ḥadīth, à propos du Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! –, qu’il a dit : « La guérison de ma communauté [se trouvera] en trois choses : un verset du Livre de Dieu, ou une cuillerée de miel, ou une coupelle de ventouseur » ? Comment donc ceci serait-il interdit alors que c’est ici présenté comme un moyen de se soigner et qu’il y a vu une guérison ?

À Dieu la louange ! répondit-il.

Quand il ne s’y trouve pas de souillure, la main du [ventouseur] est comme le reste des mains des Musulmans. La salir de sang ne lui est pas nuisible quand on la lave, de même que la salir d’excréments au moment où on se nettoie le postérieur (istinjā’) ne lui est pas nuisible quand on la lave par après.

Dans les deux Ṣaḥīḥs, il est établi à propos d’Ibn ‘Abbās qu’il a dit : « Le Messager de Dieu – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – se fit ventouser et donna son salaire au ventouseur. » Si c’était interdit (suḥt), il ne le lui aurait pas donné. Dans les deux Ṣaḥīḥs, on rapporte aussi à propos d’Anas que, interrogé au sujet des gains du ventouseur, il dit : « Le Messager de Dieu – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – se fit ventouser. Abū Ṭayba le ventousa et il ordonna de lui donner deux mesures (ṣā‘) de nourriture. Il parla à ses maîtres et ils rendirent son sort plus léger. Cela ne fait aucun doute, quand le ventouseur ventouse, il a droit aux honoraires de sa pose de ventouses. [Il en va ainsi] selon la grande majorité (jamāhīr) des ulémas quand bien même il y a à ce sujet [quelque] dire [canonique de] faible [valeur] s’y opposant.


Ventouseur à l’ouvrage

Le Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – autorisa qu’on dépense les [gains du ventouseur] en aliments pour ses chameaux porteurs d’eau (nāḍiḥ) et qu’on en nourrisse ses esclaves. Ainsi [lit-on] dans le ḥadīth d’Ibn Muḥayyiṣa que son père demanda au Messager de Dieu – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – la permission de [profiter du] revenu (kharāj) [qu’il tirait] de [son] ventouseur. [Le Prophète] lui en refusa la permission. [Muḥayyiṣa] ne cessa pas de la demander, jusqu’à ce que [le Prophète] dise : « Nourris-en tes esclaves ! Dépenses-en le prix en aliments pour tes chameaux porteurs d’eau ! » [Ce ḥadīth] est rapporté par Abū Ḥātim, par Ibn Ḥibbān dans son Ṣaḥīḥ et par d’autres.

La plupart des ulémas ont argumenté à partir de là que [les honoraires d’un ventouseur] ne sont pas à prohiber mais seulement de nature détestable pour l’homme libre, par souci de tenir celui-ci loin de toute souillure (tanzīhan). S’ils étaient prohibés, ont-ils dit, [le Prophète] n’aurait pas ordonné à [Muḥayyiṣa] d’en nourrir ses esclaves. Ils sont en effet à traiter comme des personnes asservies (muta‘abbid) et il serait impossible que le Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – permette qu’on nourrisse ses esclaves avec quelque chose de prohibé.

Il est aussi des [ulémas] qui ont dit que [ces honoraires] sont au contraire à prohiber, du fait que Muslim rapporte dans son Ṣaḥīḥ, d’après Rāfi‘, fils de Khadīj – Dieu soit satisfait d’eux deux ! –, que le Messager de Dieu – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – a dit : « Les gains du ventouseur sont dégoûtants (khabīth), le prix d’un chien est dégoûtant, l’argent gagné par la prostituée est dégoûtant. » [On lit] aussi dans les deux Ṣaḥīḥs, à propos d’Ibn Abī Juḥayfa, qu’il a dit : « Je vis mon père acheter un [esclave] ventouseur. Il lui ordonna d’apporter ses ventouses et de les briser. Je l’interrogeai à ce sujet et il me dit : « Le Messager de Dieu – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – a interdit [de profiter] du prix du sang. » Que [le Prophète] ait appelé « dégoûtants » les [gains du ventouseur], ont dit ces [ulémas], implique nécessairement de les prohiber comme sont prohibés l’argent gagné par la prostituée et la douce gratification du devin.

Ce à quoi les premiers [ulémas] rétorquèrent qu’il est aussi établi à propos du [Prophète] qu’il a dit : « Celui qui mange de ces deux plantes dégoûtantes, qu’il ne s’approche pas de notre mosquée ! » Il les a appelées « dégoûtantes » du fait du caractère dégoûtant de leur odeur et sans qu’elles soient prohibées. [Le Prophète] a aussi dit : « Qu’aucun d’entre vous ne prie en train de repousser les deux choses les plus dégoûtantes ! », à savoir [le besoin d’]uriner et de déféquer. Qu’il ait appelé cela « dégoûtant » est dû à ce que cela entraîne comme souillure pour l’individu, non pas au fait qu’il s’agirait [de choses] prohibées.

[Que le ventouseur a droit à ses honoraires est donc] prouvé par le fait que [le Prophète] donna son salaire à son ventouseur et qu’il permit à [Muḥayyiṣa] d’en nourrir ses esclaves et ses bêtes. L’argent gagné par la prostituée et la douce gratification du devin, par contre, ils n’y ont pas droit et on n’en nourrira ni un esclave ni une bête.

En tout état de cause, la situation de ce dont on a besoin n’est pas comme la situation de ce dont on peut se passer, ainsi que les Anciens (salaf) l’ont dit : « Un gain en lequel il y a quelque chose de vil vaut mieux que demander l’aumône aux gens. » Voilà pourquoi, quand les ulémas controversèrent sur [la question de] l’obtention d’un salaire pour l’enseignement du Coran, etc., il y eut à ce propos trois choses qui furent dites dans le rite de l’imām Aḥmad et d’autres, dont la plus juste est que c’est admis pour qui en a besoin. Il vaut mieux [recevoir] un salaire pour un enseignement que [dépendre] des largesses d’un sultan, et il vaut mieux [dépendre] des largesses d’un sultan que des dons de ses frères.

Les fondements de la Loi (sharī‘a) sont tous bâtis sur ce fondement : pour les choses interdites comme pour les choses ordonnées, on fait une distinction entre qui est dans le besoin et les autres. Voilà pourquoi les choses prohibées sont admises en cas de nécessité (ḍarūra), surtout quand on pressent que, se ravisant, la personne se mettra à demander l’aumône aux gens. Or demander l’aumône est encore plus intensément prohibé ! Voilà pourquoi les ulémas ont dit qu’il faut s’acquitter de [ses] obligations même si on n’y arrive que par des moyens incertains (shubha).

Ainsi Abū Ṭālib [al-Makkī] et Abū Ḥāmid [al-Ghazālī] ont-ils mentionné qu’un homme avait interrogé l’imām Aḥmad en lui disant : « J’ai un fils qui est mort, qui avait une dette et à qui, par ailleurs, diverses sommes d’argent étaient dues qu’il me répugne de récupérer. » L’imām Aḥmad lui dit : « Laisseras-tu la responsabilité de ton fils [ainsi] engagée ? » C’est-à-dire: payer une dette est une obligation et laisser là ses incertitudes afin de s’acquitter d’une obligation est ce qui [nous] est ordonné. Voilà pourquoi il y a accord des ulémas sur le fait de fournir une dotation (razaqa) aux gouvernants (ḥākim) et à leurs pareils en cas de besoin, alors qu’ils controversèrent sur [la nécessité d’]une telle dotation en l’absence de besoin. Le fondement de ceci se trouve dans le Livre de Dieu, là où Il dit à propos du tuteur de l’orphelin : « Celui qui est riche, qu’il s’abstienne de toucher aux [biens de l’orphelin] ; celui qui est pauvre, qu’il en mange raisonnablement ! »

Tel est ce qu’on dira de semblables [questions]. L’édifice de la Loi repose en effet sur [ceci] : la poursuite des choses présentant un intérêt et les amener à leur perfection (taḥṣīl almaṣāliḥ wa takmīlu-hā), la neutralisation des facteurs de corruption et les faire diminuer (ta‘ṭīl al-mafāsid wa-taqlīluhā). Être scrupuleux (wara‘), c’est donner la prépondérance au meilleur de deux biens en laissant s’échapper le moindre des deux, et repousser le pire de deux maux quand bien même le moindre des deux se produit.


Ventouseur à l’ouvrage

Il y a de nombreux ḥadīths concernant la pose de ventouses. Dans les deux Ṣaḥīḥs, [il est rapporté] à propos du Prophète –Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – qu’il a dit : « La guérison de ma communauté [se trouvera] en trois choses : une potion de miel, l’extraction du sang par une ventouse ou une cautérisation au feu. Je n’aime pas me faire cautériser. » Se soigner au moyen de ventouses est permis, en vertu de la Sunna abondamment attestée [du Prophète] et de l’accord des ulémas.

B. L’obligation de rembourser ses dettes

L’injustice est de deux espèces, ainsi que je l’ai affirmé ailleurs: négliger un droit [qui devrait être honoré] et transgresser une limite. Délaisser quelque chose d’obligatoire est une injustice tout comme faire quelque chose de prohibé est une injustice. Le Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix – a dit [dans un ḥadīth] sur lequel il y a accord [des transmetteurs] : « Le délai (maṭl) [que s’accorde] le riche est de l’injustice. » Il [nous] a ainsi informés qu’un tel délai – c’est à-dire reporter à plus tard le remboursement [d’une dette] – est de l’injustice. Comment [en ira-t-il donc, a fortiori], d’un nonremboursement ?

J’ai affirmé ailleurs que s’acquitter d’une obligation est plus important que délaisser quelque chose de prohibé, et que les actes d’obéissance impliquant l’existence d’une chose (wujūdī) sont plus importants que les actes d’obéissance impliquant l’inexistence d’une chose (‘adamī). Le genre des injustices par délaissement de droits qu’il serait nécessaire d’honorer est donc plus grave que le genre des injustices par transgression des limites.

J’ai aussi affirmé que le scrupule (wara‘) prescrit par la Loi consiste à s’acquitter de ce qui est obligatoire et à délaisser ce qui est prohibé. Il ne consiste pas seulement à délaisser ce qui est prohibé. Semblablement, la « crainte de Dieu » (taqwā) est un nom [désignant à la fois] le fait de s’acquitter de [ses] obligations et de délaisser les choses prohibées. Ainsi Dieu a-t-Il rendu claire sa définition en disant : « La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant et le Couchant. Mais la piété, c’est celui qui croit en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux Prophètes, donne de son bien, quelque amour qu’il en ait, aux proches, aux orphelins, aux miséreux, aux enfants du chemin, aux mendiants et pour l’affranchissement des nuques, accomplit la prière et donne l’aumône; ce sont ceux qui remplissent leurs pactes une fois qu’ils les ont conclus, et prennent patience dans la souffrance, l’adversité et au moment du malheur : ceux-là sont ceux qui sont véridiques, ce sont eux les craignants-Dieu. »

Beaucoup de gens se trompent à partir d’ici : ils regardent ce qu’il y a dans une action, ou dans de l’argent, comme aspect détestable rendant obligatoire de les délaisser et ils ne regardent pas ce qui s’y trouve [par ailleurs] comme affaire rendant obligatoire d’accomplir [cette action, ou de toucher cet argent]. Un exemple de ceci, c’est ce à propos de quoi Aḥmad fut interrogé, concernant un homme qui, [à sa mort], avait laissé de l’argent au sujet [de la licéité] duquel il y avait une incertitude (shubha) et qui avait par ailleurs une dette. « [Pour rembourser la dette de mon père], m’abstiendrai-je, par scrupule, de [toucher à] cet argent [de licéité] incertaine ? » demanda l’héritier à [Ibn Ḥanbal]. Et Aḥmad de lui dire : « Laisseras-tu la responsabilité de ton père [ainsi] engagée ? » Abū Ṭālib [al-Makkī] et Abū Ḥāmid [al-Ghazālī] ont mentionné cette [histoire].

Ceci est la source de la jurisprudence (‘ayn al-fiqh). Rembourser une dette est obligatoire, or [le recouvrement de] ce à quoi le créancier a droit dépend de [ce que devient] le legs [du père] : soit l’héritier ne rembourse pas la dette [de son père défunt], soit [le créancier] se voit remboursé sur ce legs. Il n’est donc pas permis de laisser se perdre ce legs [de licéité] incertaine dont dépend [le remboursement de] ce à quoi le créancier a droit. Il n’est pas permis non plus de faire du tort au défunt en laissant sa responsabilité engagée. En renonçant au legs on ferait tort au défunt et on ferait tort à l’ayant droit. Il s’agirait de deux injustices avérées par délaissement de deux obligations, alors qu’en acceptant l’argent [de licéité] incertaine il se peut [seulement] qu’on fasse par là injustement tort à quelqu’un. Aḥmad dit donc à l’héritier : « Dégage la responsabilité de ton père ! » [Accepter] cet argent [de licéité] incertaine vaut en effet mieux que laisser la [responsabilité du père] engagée en y renonçant. Agir ainsi est obligatoire pour l’héritier. [C’est pour lui] une obligation personnelle (wujūb ‘ayn) si personne ne peut le remplacer à ce propos, ou [c’est] une obligation collective (wujūb kifāya), ou [c’est] sûrement préférable, et [ce l’est] plus que ne le serait le fait de laisser là [ce legs de licéité] incertaine, étant donné ce que cela comporte comme intérêt prépondérant (maṣlaḥa rājiḥa).

Ainsi des obligations s’imposent-elles à l’ensemble des créatures, qu’il s’agisse de dépenses personnelles, de [dépenses des] proches, de rembourser leurs dettes, etc. Si [les gens] délaissent ces [obligations], ils sont injustes, d’une injustice avérée, tandis que s’ils s’en acquittent, [fût-ce] par des moyens incertains (bi-shubha), leur injustice n’est pas avérée. Comment donc le Musulman se ferait-il scrupule de [ne pas commettre] une injustice éventuelle [tout] en commettant une injustice avérée ?

Voilà pourquoi Sa‘īd b. al-Musayyab a dit : « Il n’est rien de bon en quelqu’un qui n’aime pas l’argent. Par celui-ci on adore en effet son Seigneur, on rend ce qui vous a été confié, on protège sa personne et on est à même de se passer des créatures. » Dans les Sunan, il est rapporté à propos du Prophète – Dieu prie sur lui et lui donne la paix ! – qu’il a dit : « Il y a trois individus qui ont droit à ce que Dieu les aide : l’homme qui coïte en cherchant à être décent, l’esclave qui épargne avec la volonté de se racheter, l’endetté qui veut rembourser. » Dans ce ḥadīth a été mentionné ce dont le croyant a besoin : une vie sexuelle décente, affranchir sa nuque, dégager sa responsabilité. [Le Prophète nous] a informés que ces obligations participent de l’adoration de Dieu. Rembourser ses dettes, protéger sa personne, être à même de se passer des gens ne s’accomplit qu’avec de l’argent; or [disposer de] ce qui est tel que quelque chose d’obligatoire ne s’accomplit que grâce à cela est [par là même] obligatoire. En quelqu’un qui n’aime pas s’acquitter d’une pareille obligation, tellement importante que la religion ne tient debout que grâce à elle, il n’y a donc rien de bon. Voilà [des choses dites de manière] sommaire, et [qui mériteraient] de nombreuses précisions. Et Dieu est plus savant !

Yahya M. MICHOT (Hartford, Ramaḍān 1430 - Septembre 2009)











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