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Sheikh Nazim Adil al Haqqani Naqshbandi ar-Rabbani

 
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abdelrahmane
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MessagePosté le: Mar 21 Nov - 13:24 (2017)    Sujet du message: Sheikh Nazim Adil al Haqqani Naqshbandi ar-Rabbani Répondre en citant

Sheikh Nazim Adil al Haqqani Naqshbandi ar-Rabbani

Cheikh Nazim (q) descend par son père du grand saint soufi ‘Abd al-Qâdir aj-Jilani, fondateur de l’ordre qâdiri, et par sa mère de mawlânâ Jalâl ad-Din ar Rumi, le fondateur des derviches tourneurs. Par son père il est « Hasanï-Husaynï », c'est-à-dire descendant du Prophète par les deux lignées possibles passant par les petits-fils du Prophète, Hassan et Hussayn (saw).

Pendant son enfance, il fut éduqué par son grand-père qui était un cheikh de la confrérie Qâdiri et un calligraphe réputé dans l’empire ottoman.
Cette double ascendance n’est pas anodine, sachant que dans l’histoire des confréries il y eut souvent des luttes d’influence assez sévères entre la qàdiriyya et la naqchabandiyya, ainsi qu’en témoigne par exemple la vie de mawlânâ Khâlid (cf: p. 119-120). On peut comprendre que, en cette période ultime, la fonction totalisatrice, unifiante et pacifiante de cheikh Nâzim parmi l’ensemble des turüq nécessitait qu’il y fût providentiellement prédisposé. Il est également remarquable que cheikh Nazim soit à la fois Turc, Arabe, Européen (de Chypre avec la nationalité anglaise), et qu’il parle et enseigne aussi bien dans les langues correspondantes.

Très jeune, il pouvait conseiller et prédire le futur. Dès l’âge de cinq ans, il disparaissait de la maison, sa mère le cherchait partout et finissait par le trouver dans une mosquée où un tombeau, particulièrement celui de Umm Hiram, une femme, compagnon du Prophète. On trouvait souvent l’enfant en train de l’écouter, de lui répondre, d’avoir une conversation avec l’esprit de celle qui avait été enterrée en ce lieu quatorze siècles plus tôt!

Il étudia les lois islamiques, le Coran, les traditions, la jurisprudence et la logique. En même temps, il participait aux réunions initiatiques des qâdiriyya et des mawlawiyya. Il fit ses études au lycée turc de Nicosie, puis, à partir de 1940, il suivit des cours de chimie à la faculté des sciences de l’université d’Istanbul, où il obtint un doctorat. Il rencontra à Istanbul son premier cheikh qui l’initia dans l’ordre naqchabandi, cheikh Sulaymân Arzurumï.

Mais cheikh Nazim sentait déjà que son destin l’attirait ailleurs. Ce qui se vérifia le jour où, dans une vision intense, il vit cheikh Sulayrnân Arzurumï lui dire: « Maintenant la permission est venue. Ton secret, ton héritage, ta guidance spirituelle n’est pas avec moi. Je t’ai seulement aidé jusqu’à ce que tu sois prêt à rencontrer ton véritable cheikh qui est aussi le mien, cheikh’ Abdallah ad-Daghastâni, Ta clé est dans sa main, va le voir à Damas. Cette permission vient de moi-même et du Prophète. » Il courut voir son cheikh qui était à la mosquée; là, cheikh Arzurumï lui dit: « Alors mon fils, es-tu heureux de ta vision " » Le cheikh savait tout! Et il lui confirma qu’il devait aller à Damas.

Sa rencontre avec son Maître, cheikh 'Abdallah ad-Daghastani (q)

Après bien des péripéties et des aides spirituelles, notamment celle du mufti de Tripoli qui l’assista sur ordre du Prophète, cheikh Nâzim arriva à Damas sans avoir aucune adresse. Il eut finalement une vision lui montrant la maison de cheikh ‘Abdallah. C’était en 1945: à cause des bombardements, les rues étaient désertes. Cheikh Nâzim cherchait la maison. Il raconte: « Je regardai dans mon cœur pour savoir quelle était la maison du cheikh. À ce moment m’apparut dans une vision une maison bien spécifique avec une porte bien spécifique aussi. Je cherchai autour de moi jusqu’à ce que je trouve cette porte. Je m’ en approchais pour y frapper quand le cheikh ouvrit la porte en disant: "Bienvenue, ô mon fils Nâzim effendi." »

Cheikh Nàzim resta avec cheikh ‘Abdallah pour la prière de la nuit, dormit, puis se réveilla pour les prières surrérogatoires du matin qu’il accomplit avec lui.
Cette forme rituelle initiatique, qui s’accomplit environ deux ou trois heures avant le lever du soleil et dont nous verrons plus loin les effets, est toujours enseignée et transmise par cheikh Nâzim dans la continuité de cheikh ‘Abdallah, constamment avec les disciples ... Elles sont le support essentiel de l’élévation spirituelle pour ceux qui savent y rester fidèles.
À notre époque d’agitation et de gestion du temps difficile, la nuit est précieuse et constitue même par excellence un moment de khalwa, de retraite spirituelle; elle en a la fonction.
Nous avons remarqué précédemment combien les maîtres naqchabandi donnaient de l’importance à la vigilance, à l’état de « présence » permanente. Or, ce qui en nous l’obscurcit, c’est notre nuit intérieure.
Il y a en effet en nous une lourdeur, une grossièreté, une « boue » constitutionnelle de notre condition humaine qui étouffe la part de lumière qui, en nous, aspire à rayonner. Combattre cette léthargie, cette inconscience, cet oubli, c’est illuminer la nuit obscure de notre âme.
Or, du fait de la loi des analogies, nous pouvons vérifier que le travail sur cette obscurité en nous se fait corollairerncnt à celui de la vivification de la nuit, le qiyyâm al-layl. Rappelons que le cheikh Al-Akbar lui-même, dans son petit traité La Parure des abdal (Hilyat-al-abdâl}, nous a indiqué que les œuvres par lesquelles on devient badil’ (une catégorie de saints qui héritent des prophètes et ont la caractéristique de rendre leur corps subtil jusqu’à le dédoubler plusieurs fois) peuvent être résumées au jeûne ct à la veille, au silence ct à la solitude.

son initiation par cheikh 'Abdallah ad-Daghastânî

Cheikh’ Abdallah, en outre, dit que c’est dans cette période de la nuit qui précède l’aurore que l’esprit du maître vient, par excellence, visiter le disciple. Cheikh Nazim, au cours de cette première pratique rituelle avec cheikh ‘Abdallah (q), raconte quelle vision il eut alors, se voyant monter de son lieu de prière jusqu’à Bayt al-Mamur (la Kaaba céleste), la « maison de Dieu », étape par étape. Quand il y arriva, il vit les cent vingt-quatre mille prophètes en rang, priant derrière le prophète Muhammad, les cent vingt-quatre mille compagnons également en rang derrière lui, puis les sept mille sept saints de l’ordre naqchabandi, puis les cent vingtquatre mille saints de l’ensemble des autres ordres soufis, tous en rang pour la prière. Il y avait une place à côté du compagnon Abû Bakr as-Siddïq ; grand cheikh (‘ Abdallah) y vint avec cheikh Nàzim, qui raconte que cette prière derrière le Prophète fut l’une des expériences les plus suaves et les plus belles de sa Vie.
Quand la vision prit fin, cheikh ‘Abdallah lui demanda de faire l’appel à la prière. Cheikh Nàzim effectua donc avec lui les dévotions du matin, puis reçut l’initiation de l’ordre naqchabandi.

Il raconte cette expérience: « Grand cheikh me dit: "Ô mon fils, il m’a été octroyé le pouvoir de donner en une seconde à mon disciple la station spirituelle dont il est l’héritier." Comme il disait cela, il regarda en mon cœur avec ses yeux, en même temps ceux-ci commençèrent à changer de couleur, passant du jaune au rouge, puis au blanc, puis au vert, puis au noir.
« La couleur de ses yeux changeait tandis qu’il mettait dans mon cœur les connaissances associées à chaque couleur.
« La lumière jaune fut la première, elle correspondait à la station du cœur. Il mit dans mon cœur toutes les sortes de connaissances extérieures qui étaient nécessaires à la vie quotidienne des gens. Ensuite, il introduisit dans la station du secret les connaissances des quarante confréries dont l’origine remonte à ‘Ali ibn Abû Tâlib. Je me découvris moi-même un maître dans toutes ces confréries. Tandis qu’il me transmettait les connaissances de cet état, ses yeux étaient devenus rouges. À la troisième station, qui est le secret des secrets et qui n’est permise que pour les cheikhs naqchabandi, dont l’imam est Abû Bakr, il transmit dans mon cœur des connaissances tandis que ses yeux étaient blancs. Puis il m’amena à la station cachée, la station des connaissances spirituelles cachées, tandis que ses yeux devenaient verts. Ensuite il m’amena à la station de la complète annihilation, la station la plus cachée où rien ne peut apparaître: ses yeux avaient viré au noir. Là il m’introduisit dans la présence de Dieu, puis me ramena à l’existence. Mon amour pour lui à ce moment était si intense que je ne pouvais imaginer m’éloigner de lui, je ne désirais rien d’autre que de rester à son côté et le servir toute ma vie. Puis l’orage arriva, la tornade et les turbulences déchirèrent le calme. L’ épreu ve était gigantesque, mon cœur fut désespéré quand il me dit:
"Mon fils, ton peuple a besoin de toi, je t’ai donné assez pour aujourd’hui. Va à Chypre aujourd’hui même."

Retour à Chypre

« J’avais mis une année et demie pour le rejoindre, je n’étais resté qu’une nuit avec lui et maintenant il m’ordonnait de retourner à Chypre, un endroit que je n’avais pas revu depuis cinq ans! C’était un ordre terrible pour moi, mais dans la voie soufie, le disciple doit se soumettre à la volonté de son cheikh. Après avoir embrassé ses mains et ses pieds, je pris sa permission et me mis en route pour Chypre, bien qu’on fût alors à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qu’il n’y eût pas de moyens de transport. »
Sheikh Hishâm, The Naqshabandi Sufi Hlay.)
Cheikh Nâzim, malgré de nombreuses difficultés, usant de petites embarcations, finit par rejoindre Chypre. Il raconte que, dès son arrivée, il eut encore une vision spirituelle ouvrant son cœur: « Je vis grand cheikh’ Abdallah ad-Daghastânï me dire: "Ô mon fils, rien Il’ a pu t’empêcher de m’obéir, tu as fait une grande chose en m’écoutant ct en acceptant. Dorénavant, je te serai toujours visible. À chaque fois que que tu dirigeras ton cœur vers moi, j’y serai, à chaque question que tu poseras, tu auras une réponse de la divine Présence. Chaque station spirituelle que tu voudras atteindre te sera accordée grâce à ta complète obéissance. Les saints sont satisfaits de toi, le Prophète est satisfait de toi." Aussitôt qu’il eut dit ces mots, je le sentis à côté de moi et depuis, il ne m’a plus jamais quitté, il est toujours resté auprès de moi. »


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MessagePosté le: Mar 21 Nov - 13:24 (2017)    Sujet du message: Publicité

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