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Les derniers jours de Romanov

 
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abdelrahmane
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MessagePosté le: Dim 26 Nov - 11:49 (2017)    Sujet du message: Les derniers jours de Romanov Répondre en citant

Les derniers jours de Romanov



Voici la fin du récit soviétique, Les derniers jours de Romanov, dont l'Intransigeant avait commencé la publication. On remarquera combien la scène du crime est narrée avec « sobriété » . Pas de détails ; mais ce qui en est dit indique l'effroyable sauvagerie de cette « exécution » de onze personnes assassinées à coups de revolver dans une cave.
Vers minuit, toute la famille fut priée de s'habiller, et de descendre dans le sous- sol. Pour éviter des soupçons indésirables, on leur dit que cette mesure avait comme raison l'agression que les blancs préparaient, semblait il, cette nuit contre « la maison à destination spéciale » . De même, on avait fait descendre au sous- sol, sous le même prétexte, tous ceux qui n'avaient pas quitté la famille royale depuis le premier jour du drame.
Quand tout le monde fut en bas, dans la pièce fixée pour l'exécution, un des communistes présents annonça aux condamnés le verdict du Soviet départemental de l'Oural et, immédiatement, onze personnes furent tuées sur place : Nicolas II Romanov, sa femme, l'ex- tsarine Alexandra Feodorovna, son fils Alexis, ses quatre filles et quatre personnes de sa suite, le général Taliezew, Mmes Guendrikova, Schneider et Wolkov.
L'exécution finie, les 11 cadavres enveloppés de couvertures furent transportés dans la cour et déposes sur un camion. Suivant le chemin indiqué d'avance dans les moindres détails, le camion quitta Kkatherinenbourg, et, par la banlieue occupée par l'usine « Werkh- Issetsk » , prit la route menant au village de Koptiaky. A mi- chemin, à huit verstes de la ville, se trouve le fameux ravin des Quatre- Frères, nommé ainsi à cause de quatre énormes pins qui, jadis, poussèrent sur ses bords. A gauche de la grande route, dans la même région, sont épars de vieux puits abandonnés, autrefois mines de fer. Tout cet endroit est jusqu'à présent connu sous le nom du Fossé de Gania, du nom d'un tout petit étang situé au centre des puits de mines.
C'est là- bas que, par un étroit sentier en pleine forêt, furent emportés les cadavres des Romanov, qu'on avait provisoirement laissés dans un des puits les plus profonds. Le lendemain matin, les ouvriers communistes qui avaient tué l'ex- tsar et sa famille se mirent « à la besogne délicate » de détruire les cadavres.
On avait trouvé sur les cadavres d'Alexandra Feodorovna et de ses quatre files nombre de bijoux, notamment des brillants et d'autres pierres précieuses. Tous les vêtements des victimes furent examinés de près et les communistes emportèrent sur eux tout ce qu'ils trouvèrent digne d'attention.
Le surlendemain matin, c'est-à dire le 18 juillet, tout était fini et les cadavres avaient été détruits par le feu de telle façon que les recherches ultérieures, qui continuèrent deux ans de suite et furent menées par les meilleurs spécialistes, n'aboutirent à tien. Jusqu'ici on ne connaît pas exactement l'endroit où l'on enterra les restes de la famille impériale.



La justice russe étudie la théorie antisémite d’un « meurtre rituel » de la famille impériale en 1918

Le Comité d’enquête va former une commission chargée d’enquêter sur les circonstances de l’assassinat du tsar Nicolas II, de son épouse et de ses cinq enfants.


La cathédrale d’Ekaterinbourg, en Russie, construite à l’endroit exact où la famille Romanov a été exécutée en 1918.

C’est une vieille lune antisémite qui était jusqu’à présent cantonnée aux franges les plus extrémistes de l’Eglise orthodoxe russe. L’idée que l’assassinat de la famille impériale russe par les bolchéviques, en 1918, puisse relever du « meurtre rituel » a effectué un retour en force fin novembre, promue à la fois par de hauts responsables du clergé et du Comité d’enquête.

Institution judiciaire de premier plan et traditionnel bras armé du Kremlin dans les affaires sensibles, le Comité d’enquête va former une commission spéciale chargée de se pencher sur le sujet, réunissant des membres de l’Eglise et des historiens, a indiqué l’une de ses dirigeantes au cours d’une conférence consacrée à la mort des Romanov, lundi 27 novembre, à Moscou. « Nous vérifions toutes les versions possibles des circonstances du décès, notamment la destruction des corps à l’aide de feu et d’acide, leur décapitation… ainsi que la version d’un meurtre rituel », y a déclaré Marina Molodtsova, une haute responsable du Comité d’enquête.

Lors de la même conférence, la théorie du meurtre rituel a reçu un autre soutien de poids, celui de l’évêque Tikhon, un dignitaire religieux qui passe pour être le confesseur du président russe, Vladimir Poutine. Selon l’évêque, cette théorie est partagée par de nombreux membres de la commission d’enquête, qu’il dirige, mise en place par le Patriarcat sur l’exécution de la famille Romanov. « Les bolchéviques et leurs hommes de main n’étaient pas étrangers à toutes sortes de rituels symboliques », a-t-il ensuite expliqué à l’agence RIA Novosti.

« Un exemple choquant d’ignorance médiévale »

Le 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II, son épouse et leurs cinq enfants avaient été exécutés par un détachement bolchévique dans la ville d’Ekaterinbourg, dans l’Oural. Leurs dépouilles ont été découvertes en 1991 et 2007, et en 2000 l’Eglise orthodoxe russe a fait de l’ensemble des membres de la famille des martyrs et des saints. L’Eglise conteste toutefois l’authenticité des restes des corps – pourtant authentifiés par des analyses génétiques – qui ont été ramenés à Saint-Pétersbourg, et en 2015 la justice a rouvert son enquête sur ces meurtres.

Ni les autorités religieuses, ni le Comité d’enquête ne font explicitement mention des juifs, mais l’expression est une référence traditionnelle et exclusive à un mythe antisémite ancien, selon lequel des juifs tuent des enfants chrétiens à des fins rituelles, afin de boire leur sang ou de confectionner avec lui du pain azyme. Ces vieilles accusations furent à l’origine de nombreux pogroms dans le passé.

S’agissant du meurtre des Romanov, la thèse repose non seulement sur l’incertitude sur le destin des corps, mais aussi sur d’obscures théories selon lesquelles le dirigeant bolchévique, Iakov Sverdlov, juif, aurait commandé à un autre juif, Iakov Iourovski, de tuer la famille impériale en accomplissant ainsi un « rite cabalistique ». De telles théories sont en vogue dans les milieux nationalistes et chez certaines franges de l’Eglise, notamment le mouvement des « Tsar Dieu », qui ne cesse de gagner en influence.

Plusieurs historiens ont dénoncé le caractère farfelu de ces théories, Andreï Zoubov notant notamment dans la Novaïa Gazeta que le meurtre rituel n’a jamais été pratiqué par les juifs, pas plus que de quelconques rituels religieux ne l’auraient été par les bolchéviques.

Les représentants de la communauté juive de Russie ont émis de vives protestations, et appelé les autorités à réagir. Le rabbin Borouch Gorin, représentant de la fédération des communautés juives, a notamment dénoncé « un exemple choquant d’ignorance médiévale », d’autres craignant y voir le signe précurseur du retour d’un antisémitisme d’Etat, qui a existé à différentes périodes tant de l’Empire tsariste que de son successeur soviétique.

www.lemonde.fr



Moscou étudie la piste du «meurtre» rituel dans l’assassinat de Nicolas II



L’annonce de la justice russe, qui reprend le vocable antisémite, a déclenché l’ire de la communauté juive.

Le tsar russe Nicolas II entouré de sa femme et de ses cinq enfants en 1913. Ils furent assassinés, à Ekaterinbourg, le 17 juillet 1918.

RUSSIE Le dernier tsar Nicolas II a pu être la victime d’un «meurtre rituel». La simple référence à ce vocable antisémite, utilisé par un haut responsable judiciaire russe, imité par un haut dignitaire de l’Église orthodoxe, fait l’effet d’une bombe dans la communauté juive du pays qui appelle Vladimir Poutine à condamner de tels propos. Le scandale est né à l’occasion d’une conférence organisée lundi à Moscou, en présence du patriarche Kirill, et consacrée à « l’affaire du meurtre de la famille impériale », dont la Russie fêtera les 16 et 17 juillet 2018, le centième anniversaire.

Un siècle plus tard, l’examen des dernières heures des onze personnes abattues à Ekaterinbourg ainsi que de leurs dépouilles, continue à mobiliser la plus haute hiérarchie de l’appareil d’État. En 1993, deux ans après la chute de l’URSS et la découverte des restes de cinq des membres de la famille Romanov, une enquête avait été ouverte dont les résultats ne satisfont, à ce jour, ni l’Église ni le pouvoir judiciaire qui a lancé une deuxième instruction en 2015, tout aussi infructueuse. « Nous vérifions toutes les versions possibles des circonstances du décès, notamment la destruction des corps à l’aide de feu et d’acide, leur décapitation… ainsi que la version d’un meurtre rituel », a déclaré Marina Molodtsova, une haute responsable du Comité d’enquête chargé des affaires sensibles. Cet organisme qui remplit à la fois des fonctions de justice et de police, instruisant les affaires contre les opposants politiques, est placé sous la responsabilité directe du Kremlin. « Nous avons les liens les plus sérieux à l’égard de cette thèse du meurtre rituel », a renchéri l’évêque Tikhon, un dignitaire religieux qui passe pour être le confesseur de Vladimir Poutine.

Accolés ensemble, ces deux mots cimentent ce qui constitue l’une de plus vieilles accusations antijuives de l’histoire, nourrissant depuis deux siècles la conspirologie antisémite : le mythe selon lequel des juifs tuent des enfants chrétiens à des fins rituelles, afin de boire leur sang. Depuis, la dénonciation a pris des caractères protéiformes. « L’emploi de tels termes est révoltant et j’ignore, de la part de ceux qui les prononcent, s’il relève de l’ignorance, de la bêtise ou de l’obscurantisme. Il témoigne en tout cas d’une épouvantable dégradation de la société russe et appelle à une réaction de la part de l’Église et de la direction du pays », a déclaré au Figaro le représentant de la Fédération des communautés juives de Russie, Boroukh Gorin. « L’accusation des juifs à travers les meurtres rituels a plusieurs fois conduit à des centaines et des milliers de victimes », rappelle le directeur du Musée juif, Alexandre Boroda.

Relégués sous Nicolas II dans les « zones de résidence », aux confins occidentaux de l’empire, des centaines de juifs furent assassinés dans des pogroms, un moyen de détourner la colère du peuple à l’égard de la monarchie déclinante. En mars 1911, l’assassinat d’un jeune garçon dans un faubourg de Kiev avait conduit au procès fabriqué de toutes pièces, avec l’aide de l’État, d’un juif, Mendel Beilis, accusé de « meurtre rituel ». Un siècle plus tard, la mémoire de la victime, Andreï Ioutchinski, reste célébrée au sein de l’extrême droite russe et ukrainienne. « On se souvient bien de l’affaire Beilis et du sang des enfants chrétiens. Aujourd’hui, la nouvelle évocation d’un meurtre rituel constitue une incitation à la haine », dénonce la sénatrice Loudimila Naroussova, mère de la candidate à la présidentielle, Ksenia Sobtchak. Récemment, le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï, a dénoncé les descendants des juifs de l’empire qui occupent des « postes respectés », notamment dans les médias.

S’agissant du meurtre des Romanov, la thèse repose sur d’obscures théories selon lesquelles le leader bolchevique juif, Iakov Sverdlov, aurait commandé à un autre juif, Iakov Iourovski, de tuer la famille impériale, accomplissant ainsi un « rite cabalistique ». Les graffitis d’un extrait d’un poème de Heine – « cette même nuit, Balthazar a été tué par ses valets » – auraient également été retrouvés sur les murs de la villa Ipatiev (lieu du meurtre), permettant selon cette même thèse de remonter à une piste juive. Mardi, le Comité d’enquête était injoignable. Le patriarcat de Moscou a refusé de commenter les réactions de la communauté juive. Invité à préciser sa pensée, l’évêque Tikhon a déclaré que les meurtriers de Nicolas II, associés à « diverses personnalités – sadistes ou bandits », avaient accompli un « rituel de vengeance », tout en feignant d’ignorer la connotation antisémite du terme.

“Aujourd’hui, la nouvelle évocation d’un meurtre rituel constitue une incitation à la haine” LOUDIMILA NAROUSSOVA, SÉNATRICE , MÈRE DE LA CANDIDATE À LA PRÉSIDENTIELLE, KSENIA SOBTCHAK

Le Figaro29 nov. 2017






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